Fork
Un fork, dans la culture du logiciel libre et du versionnage de code (git, les forges comme GitHub), c’est le point où une ligne de développement partagée se divise en chemins divergents : à partir d’un même état, plusieurs suites deviennent possibles, et emprunter l’une n’efface pas les autres. Le mot vient aussi de l’informatique système, où l’appel fork() dédouble un programme en deux processus qui poursuivent séparément, et, plus anciennement, de l’image de la fourche, l’endroit où un chemin se sépare.
J’emprunte le mot pour nommer, dans cette enquête, un épisode où plusieurs suites étaient encore possibles. Le documenter, c’est me rappeler qu’à ce moment-là je ne savais pas encore ce qui allait suivre. C’est mon garde-fou contre la relecture qui fait croire, après coup, que tout devait arriver.
Statut dans le modèle : je traite provisoirement le fork comme une catégorie, tout en sachant qu’il pourrait s’avérer plutôt une propriété de certains épisodes, le moment où ils bifurquent. Cette hésitation n’est pas un défaut à corriger vite, elle est elle-même un objet de l’enquête. Elle sera tranchée par l’usage, et le journal d’effectuation en gardera la trace.
Cette fiche est appelée depuis la page inaugurale et rangée dans les fiches. Elle est en cours, elle évoluera.
Stéphane Caillaud · CC BY-SA 4.0
