GoGoCarto, l’annuaire-carte de l’enquête
Troisième pièce des données de ma recherche, et la seule déjà peuplée. GoGoCarto est une cartographie collaborative structurée : un annuaire vivant d’acteurs et d’initiatives, posé sur une carte, où chaque entrée est décrite par des catégories partagées. Sa question : qui fait quoi, où, et comment chacun se sent relié à un territoire.
Contrairement à la frise (le quand) et à la carte-récit (le où d’un parcours), GoGoCarto recense et structure. Elle produit des données interopérables, pensées pour circuler et se combiner, ce qui la relie directement à la question du modèle de données.
Un objet-frontière ?
Elle pourrait remplir une fonction proche de celle d’un objet-frontière (Star & Griesemer, 1989) : assez plastique pour que chacun y lise ce qui lui parle, assez robuste pour rester commune. Un habitant peut s’y reconnaître, une association y voir un réseau, un chercheur des traces, un élu un diagnostic. Même carte, lectures différentes, coopération sans consensus préalable. Mais cette fonction ne se décrète pas : elle devra être observée dans les usages. Chaque point n’est pas encore un récit : c’est une trace, un « je suis là, relié à ce territoire ».
La carte, sur le territoire
Si la carte ne s’affiche pas ici, l’ouvrir en pleine page.
Ce à quoi elle me sert pour ma thèse
Recenser sans figer, rendre visible ce qui l’était peu, et poser concrètement la question des catégories, donc de l’interprétation. Garde : recenser des acteurs n’est pas les auditer, et une trace n’est pas une donnée de recherche tant que je ne l’ai pas remarquée, tracée et constituée comme telle.
Stéphane Caillaud · CC BY-SA 4.0
